SEBTA ET MELILLA: L’ESPAGNE RECONNAÎT L’ÉCHEC DE SA POLITIQUE DE GRILLAGES

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La politique des barrières grillagées de plusieurs mètres, entourant les deux présides occupés de Sebta et Melilla, pour stopper le déferlement des immigrés clandestins, a montré ses limites. Le gouvernement espagnol vient de le reconnaître.

Le gouvernement espagnol vient de reconnaitre l’échec de sa politique mise en place pour stopper le déferlement des immigrés clandestins, désirant transiter par les deux présides occupés de Sebta et Melilla pour rejoindre l’autre rive. A ce propos, les barrières grillagées, et installées tout au long des frontières entre le Maroc et les deux présides occupés, n’ont pas empêché le transit des immigrés clandestins, qui parviennent à les franchir à leurs risques et périls. C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’Intérieur espagnol, Juan Ignacio Zoido, devant la commission de l’Intérieur au parlement de la péninsule ibérique au cours de cette semaine, rapporte le quotidien Akhbar Al Yaoum dans son édition de ce week-end des 16 et 17 septembre.

 

«Le grillage n’assure plus l’objectif de protection visé par son installation», a déclaré le ministre espagnol, annonçant que le gouvernement compte revoir sa politique dans ce cadre de lutte contre l’immigration clandestine. Ainsi, a-t-il précisé, des mesures urgentes ont été prises pour s’attaquer au phénomène.

 

Pour ce faire, la garde civile sera équipée d’un hélicoptère doté de caméras de surveillance pour repérer et localiser avec précision les mouvements des immigrés clandestins dans la zone. Ces mesures anticipatives permettront aux autorités espagnoles d’intervenir avant l’assaut des immigrés clandestins, qui escaladent le triple grillage forgé sur les lieux, a fait savoir le responsable espagnol.

 

Ces mesures exigeront une enveloppe budgétaire de pas moins de 120 millions de dirhams uniquement pour le préside occupé de Sebta, précisent les sources du quotidien qui n’ont donné aucune indication sur les dépenses qu’occasionneront les mêmes mesures pour le préside occupé de Melilla.

 

Il a donc fallu attendre vingt ans pour que le voisin ibérique reconnaisse l’échec de sa politique de grillage, pourtant contestée par le Maroc et les Organisations de défense des droits humains.

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