Marrakech, les écoles coraniques ne veulent pas fermer

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Rien ne va plus entre les disciples du Cheikh Maghraoui et les autorités de Marrakech qui entendent bien faire appliquer la décision de fermeture des écoles coraniques.

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Les écoles coraniques de Cheikh Maghraoui ont refusé de fermer leurs portes, comme le stipulait une injonction du ministère des Habous et des Affaires islamiques.  Les autorités de la ville ocre se sont rendues aujourd’hui dans ces établissements pour les forcer à se conformer à cette décision, qui fixait le 28 juillet comme ultimatum à la fermeture. 

A l’écriture de ces lignes, les écoles coraniques poursuivent toujours leurs activités mais sont menacées d’évacuation. «Les autorités se trouvent devant les portes de deux écoles, au niveau de l’avenue de Safi et à Sidi Youssef Ben Ali. Les cours se poursuivent encore, mais les autorités viennent régulièrement réclamer la fermeture des établissements depuis ce matin», nous explique Jalal Aouita, membre du bureau exécutif de la coordination des écoles de Coran.

«Nous sommes un pays d’institutions et un Etat de droit. Tout ce que nous demandons c’est que la loi soit appliquée. Qu’ils nous remettent un document administratif du ministère de l’Intérieur et non une décision des Habous dont on ne relève pas, et ce comme le prévoit la loi», s’indigne Jalal Aouita.

Depuis l’intervention des autorités, comme nous le précise Jalal Aouita, les disciples du Cheikh Maghraoui ont reçu le soutien de «militants du Mouvement unicité et réforme et du Parti du renouveau et de la vertu (PRV)», un parti rejoint récemment par des grands noms du mouvement salafiste marocain.

Abou Hafs, un de ces nouveaux membres du PRV, joue en ce moment le rôle de médiateur entre les associations de maisons du Coran et les autorités pour «trouver une solution», a-t-il confirmé à h24info.

«La police a voulu libérer les locaux des maisons coraniques de force. Il faut donner du temps à ces associations pour se conformer aux directives des Habous. Conformément aux lois, ils ont le droit à un délai le temps de faire appel de cette décision», explique Abou Hafs.

«Ce sont des contacts à titre personnels qui n’engagent pas le parti pour le moment», nous précise-t-il. Il affirme que le sujet sera «très probablement discuté» par le PRV lors d’une réunion ordinaire prévue pour la fin de semaine.

Le bras de fer est en tout cas toujours engagé entre les écoles coraniques et les autorités locales de Marrakech, alors même que Cheikh Maghraoui se trouve à la Mecque, nous informe Jalal Aouita.

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