Le masque de mort d’un policier face aux gilets jaunes provoque un tollé

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Un policier portait samedi, lors de l’acte 8 des « gilets jaunes », un « masque de mort ». Un enquête est ouverte.

Un policier en civil avec « un masque de mort » sur le visage place du Capitole à Toulouse : la scène a étonné plus d’un manifestant samedi 5 janvier lors de l’acte 8 des « gilets jaunes ». Plusieurs internautes ont publié des photos du policier sur Twitter pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une « provocation » de l’agent. Voire même une référence déplacée au célèbre jeu de tirs « Call of duty, Modern Warfare II », dont l’un des personnages (« Ghost ») porte ce type de masque.

Une source policière, interrogée par France 3, affirme que le policier portait cette cagoule « sans arrière-pensée » et que des « observations » ont été faites au fonctionnaire de police qui l’a ensuite retiré « rapidement ». Ce qui n’a pas empêché l’ouverture, lundi soir, d’une enquête administrative par la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de la Haute-Garonne pour tenter d’identifier l’agent.

Car porter un tel équipement est strictement interdit, rappelle la préfecture. « Les policiers ne sont anonymisés sur la voie publique que s’ils font partie de services spécialisés dans la lutte antiterrorisme ou le renseignement comme la BRI, la DGSI ou le Raid. En dehors de ces directions, les policiers ne dissimulent pas leurs visages », ajoute une source policière à franceinfo.

« ‘Cow-boys policiers »

D’après une manifestante qui a pris un cliché du policier masqué, ce dernier l’a interpellée sur un ton moqueur :

« Tu veux un selfie avec moi ? » 

Joint par France 3, Jean-François Mignard, secrétaire général de la Ligue des droits de l’homme, considère ce comportement « parfaitement déplacé. Il indique un certain état d’esprit de « cow-boys » policiers (BAC, souvent) que ne maîtrisent pas la hiérarchie policière. En tout état de cause, rien de très positif en termes de maintien de l’ordre et de pratiques démocratiques… Rien qui n’apaise. »

Ces clichés d’un policier avec un « masque de mort » rappelle la polémique déclenchée en 2013 par la photo d’un soldat français au Maliportant un foulard macabre. Un accoutrement qui avait fait bondir l’état-major des armées.

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