Frontière, trafic et migration : Fermeture des frontières commerciales, au nord du Royaume et Melilla

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Depuis jeudi, des responsables marocains et espagnols se concentrent pour régler plusieurs questions au cœur de l’actualité des deux pays. Au menu, la fermeture de la frontière commerciale avec Melilla, la migration et les réseaux de trafiquants.

Le Maroc et l’Espagne sont prêts à «travailler ensemble» pour discuter de la fermeture des frontières commerciales, séparant la partie nord du Royaume et Melilla. C’est ce qu’a rapporté jeudi l’agence espagnole EFE, affirmant que cette décision a été prise après que la directrice générale des douanes de l’Espagne, Maria Pilar Jurado, s’est rendue à Rabat le 13 septembre pour rencontrer son homologue marocain.

Les deux responsables ont convenu, à la fin de leur réunion, de «collaborer pour améliorer la façon dont les gens travaillent à Melilla», poursuit la même source. La réunion tenue à Rabat était la première du genre, après la décision des autorités marocaines de fermer unilatéralement le bureau des douanes près de Melilla, dès le 1er août, a rappelé l’agence de presse espagnole.

Maria Pilar Jurado a déclaré aux médias qu’elle ne pouvait pas dire si le Maroc allait revenir sur sa décision, mais elle a souligné que les parties avaient trouvé un terrain d’entente en créant un groupe de travail conjoint chargé d’étudier les problèmes liés à cette fermeture.

Par ailleurs, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell, a annoncé que les deux pays essaieront de résoudre le problème «car cela peut être abordé de manière efficace».

Il y a deux semaines, le porte-parole du gouvernement marocain, Mustapha El Khalfi a déclaré lors d’une conférence de presse que la fermeture des frontières commerciales près de Melilla est une «décision souveraine» visant à relancer le nouveau port situé à Nador.

La migration aussi est au cœur des discussions maroco-espagnoles

La fermeture des frontières commerciales à Melilla n’est pas le seul sujet qui fait la Une des journaux en Espagne et au Maroc. Les deux pays sont actuellement confrontés à d’autres problèmes comme l’épineuse question de la migration et du trafic de drogue.

Pour surmonter cette problématique, les deux secrétaires d’État espagnols chargés des migrations et de la sécurité se rendront au Maroc ce vendredi pour «renforcer la collaboration en matière de migration», a annoncé jeudi l’agence Europa Presse.

Les deux secrétaires, Ana Botella et Consuelo Rumi, rencontreront le directeur des migrations et de la surveillance des frontières du royaume, Khalid Zerouali. Au cours de leur réunion, les hauts responsables discuteront de questions liées à la surveillance des frontières et à la lutte contre le trafic de migrants.

Des hauts fonctionnaires du ministère espagnol des Affaires étrangères assisteront également à la réunion. La délégation marocaine comprendra des fonctionnaires des ministères des Affaires étrangères et de l’Emploi, a ajouté la même source.

Un déplacement qui intervient après la déclaration du porte-parole du gouvernement sur cette question. Jeudi, lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion hebdomadaire du conseil de gouvernement, Mustapha El Khalfi a indiqué qu’il «existe une collusion entre les réseaux de trafic de drogue et ceux de la traite des êtres humains et de l’immigration clandestine».

Tout en soulignant la ferme détermination du Maroc à lutter contre ces phénomènes, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, cité par l’agence officielle MAP, a rappelé qu’en 2017, le Maroc a avorté plus de 65 000 tentatives d’immigration clandestine, ayant concerné en grande majorité de Subsahariens.

 

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