Hors jeu. Weah n’est pas musulman

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Le libérien Geoges Weah est devenu le premier ex-footballeur élu président de son pays. Détrompez-vous, il n’est pas arrivé au sommet de l’Etat parce qu’il est un fin politique. Il était un grand joueur qui avait un grand cœur, humaniste et généreux, contrairement aux joueurs marocains…

De mémoire, on n’a jamais vu un ex-footballeur élu président de son pays comme l’est devenu aujourd’hui le Libérien Georges Weah. Dans le meilleur des cas certains sont devenus ministres tel que le roi Pelé au Brésil. Autant dire que devenir un chef d’Etat est une première pour une star qui a roulé sa bosse en France, en Italie et en Angleterre …

Certains évoqueront l’ex-président de l’Algérie, Ahmed Ben Bella, qui a joué un seul match avec l’Olympique de Marseille au début de la Seconde Guerre mondiale. Mais il faut avouer qu’il n’existe aucune comparaison entre les deux hommes, tant le premier s’est distingué comme politique et le second s’est imposé comme une star de football.

Mais, au-delà de sa technique et du sens du but qui sont derrière sa célébrité mondiale, Georges Weah était connu aussi par son humanisme, son patriotisme et sa générosité. Dans les années noires de la guerre civile qui a rongé son pays, le Liberia, le Ballon d’or a beaucoup aidé ses compatriotes. Il faisait venir en Europe les jeunes et les hébergeait, et quand il rentrait au pays il emmenait avec lui des ballons et des maillots pour les enfants du bidonville où il est né à Monrovia.

Mister président était généreux à tel point qu’il prenait à sa charge les frais de déplacement et d’hébergement de l’équipe nationale libérienne. Bien plus, quand il jouait au PSG, il payait même les salaires des fonctionnaires de l’ambassade de son pays alors en pleine guerre civile. Si l’on excepte le Camerounais Samuel Eto’o et l’Ivoirien Didier Drogba, qui ont créé leurs associations caritatives, les ex-joueurs millionnaires africains ne pensent qu’à eux-mêmes.

C’est le cas des ex- professionnels marocains qui ne pensent qu’à fructifier leurs affaires, à quémander des agréments de transport et à pleurnicher auprès des pouvoirs publics. Ils se soucient peu ou prou de leurs ex-coéquipiers qui sont tombés dans la précarité en devenant marchands ambulants, chauffeurs de taxi ou chômeurs à vie.

Les pouvoirs publics sont aussi indifférents face à la misère des sportifs qui ont porté haut les couleurs nationales. Qui ne se rappelle pas d’Abdeslam Radi, le premier médaillé olympique marocain à Rome en 1960? Il est tombé dans les méandres de la misère jusqu’à vendre sa médaille d’argent pour survivre. Terrible.

Incroyable, mais vrai. Dans les années 1980 on a vu Larbi Benbarek vivre  déprimé dans un petit appartement de Benjdia. Il était alors seul avec son fils handicapé qui criait tout le temps. La Perle Noire était dans un tel état de détresse qu’il a refusé de nous donner une photo de lui pour la publier.
On a vu aussi l’ex-international Mohamed Tibari toujours assis dans un coin dans un petit café qui avait pour seul revenu 1500 dirhams par mois. Il nous avait alors confié que seul Abderrahmane Belmahjoub lui venait en aide. Le Prince du Parc, ancien international et ancien sélectionneur, était le seul à secourir ses anciens coéquipiers. Il était élégant en tout, à Paris, dans son restaurant du port, dans son humanisme et dans sa modestie.

Benmahjoub était un vrai musulman qui ne comptait pas. Au Maroc, la plupart des habitants sont des musulmans, joueurs, dirigeants et public.  Le président Georges Weah est chrétien tout comme Drogba et Eto’o. C’est dire qu’il y a beaucoup de chrétiens qui sont plus musulmans que les musulmans.

Source: sport.le360.ma/

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