Les contestations à Al Hoceima manipulée par les séparatistes rifains en Europe ?

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Manifestante drapée du drapeau du Rif, à Al-Hoceima, dimanche 30 octobre 2016. / Ph. Fadel Senna - AFP

Selon le magazine Jeune Afrique, la DGST est convaincue de l’implication de groupes séparatistes rifains installés à l’étranger dans les manifestations qui secouent la région et ce depuis le décès de Mohcine Fikri.

Le 10 avril à Al Hoceima, le ministre de l’Intérieur lançait une mise en garde contre certains initiateurs de la «Mobilisation» dans le Rif. Trois jours après, un document de la Direction générale de la surveillance du territoire, révélé par l’hebdomadaire Jeune Afrique, pointe du doigt des «groupuscules indépendantistes» basés en Europe occidental, responsables de fomenter la contestation dans toute la province d’Al Hoceima.

Le magazine cite «deux entités basées au Pays-Bas et en Belgique et actives au sein de l’émigration d’origine rifaine : l’ONG Agraw N’Arif et le Mouvement du 18 septembre pour l’indépendance du Rif».

Et d’ajouter que «selon la police, ces organisations auraient joué un rôle important lors des manifestations du 26 mars (attaque d’une résidence policière) et du 9 avril, distribuant banderoles, gilets fluorescents et portraits d’Abdelkrim el Khattabi, le chef de l’éphémère République du Rif entre 1922 et 1925».

Perturber la visite de Laftite

Jeune Afrique révèle, par ailleurs, que le jour même de la visite du ministre de l’Intérieur d’Abdelouafi Laftite à Al Hoceima, «un groupe d’une demi-douzaine d’indépendantistes a participé à une réunion du Comité organisationnel temporaire de la Mouvance populaire à Al Hoceïma − structure d’une quarantaine de membres censée encadrer le mouvement de protestation – au café Espace Miramar. Objectif : inciter le comité à décréter la désobéissance civile».

En effet, quelques jours après le décès de Mohcine Fikri, le «Mouvement du 18 septembre pour l’indépendance du Rif», parrainé financièrement par le trafiquant de drogue Said Chaôu, avait appelé à la poursuite des «protestations dans la perspective d’une désobéissance civile complète». C’est ce groupe qui avait le premier appelé à la démilitarisation du Rif dès novembre 2016. Ce n’est que vers janvier que les initiateurs de la «Mobilisation» avaient repris le slogan.

«Actuellement, ce Mouvement prend part activement avec d’autres organisations afin d’unifier tous les comités européens de soutien à la « Mobilisation » dans le Rif au sein d’une coordination. Une réunion s’est tenue à cet effet, le 8 avril à Bruxelles», nous confie une source.

 

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