Al Hoceima. Qui est l’homme par qui le scandale est arrivé?

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Le ministre de l’Intérieur a demandé à son collègue à la Justice une enquête sur la pêche illégale dans la région d’Al Hoceima. En d’autres termes, il faut aller jusqu’au bout de l’enquête en cours sur le décès tragique de Mohcine Fikri comme l’a ordonné le roi Mohammed VI. Explications.

Quand Mohammed Hassad demande à Mustapha Ramid, ministre de la Justice et des libertés, de diligenter une enquête sur la pêche illégale dans la région d’Al Hoceima, on ne peut y voir que la traduction des instructions royales exigeant une enquête qui fasse toute la lumière sur l’ensemble de la boucle liée au décès tragique de Mohcine Fikri, vendredi dernier.

Autrement dit, au moment où le Procureur général du roi près la Cour d’appel d’Al Hoceima a bouclé la première partie de l’enquête et ordonné la mise sous écrou de 8 personnes, dont des fonctionnaires (en plus de la poursuite en liberté provisoire de trois autres), il faut attendre les résultats de la deuxième étape.

Car, on semble faire l’impasse sur une donnée majeure: il y a bien eu une personne, une somme d’individus ou une entreprise qui a vendu à Mohcine Fikri les 500 kg d’espadon.

Ce ou ces personnes pourraient bien être des armateurs ayant violé la loi en pêchant cette espèce piscicole durant une période de repos biologique. Qui peut pêcher avec le sentiment d’impunité des espèces de poissons pendant le repos biologique? Sans cette pêche illégale, le poissonnier Mohcine Fikri n’aurait pu s’approvisionner en poissons interdits à la vente. Il n’aurait pas protesté contre la destruction de sa marchandise. Et on aurait évité son décès tragique.

Sinon, il pourrait également être question d’intermédiaires entre les réseaux de pêche illégale et les grossistes. Comme on pourrait envisager l’existence de complicités au sein des autorités du port (douaniers, Marine royale, policiers et services vétérinaires).

En un mot comme en mille, l’enquête ira jusqu’au bout et aucune partie ne sera protégée ou mise à l’abri de la rigueur de la loi et des dispositions légales. Ces parties concernent aussi bien l’embarcation à bord de laquelle quelqu’un a pêché en période interdite, les complicités dont elle a bénéficié ainsi que les intermédiaires qui sont intervenus jusqu’à ce que le défunt Fifri acquiert son poisson.

L’enquête initiale a été menée dans des délais raisonnables. Dès lundi matin, nous avons eu droit aux premiers résultats et les premiers éventuels responsables ont été désignés.

Il reste à attendre la fin de l’autre étape pour aller jusqu’au bout et établir toute la vérité, de A à Z.

 

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