Lesbiennes arrêtées pour avoir profané un cimetière

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Tameslouht, cette petite localité près de Marrakech. Après un récent scandale de pédophilie, deux lesbiennes y ont en effet été arrêtées pour profanation du cimetière.

Cela fait les gros titres d’une bonne partie des quotidiens arabophones paraissant ce vendredi 12 décembre. Selon Al Akhbar, qui relaie ce fait divers en Une, deux jeunes lesbiennes auraient fait appel aux services d’un charlatan de Tameslouht pour les guérir de leur homosexualité. Pour les détails, les deux femmes sont originaires d’Oujda et sont arrivées dans cette localité située à 15 kilomètres de Marrakech, à la recherche d’un charlatan célèbre pour dénouer de grosses affaires, de cœur surtout. Le fqih, après les avoir entendues, leur aurait préparé des « hjabat » (amulettes) et leur aurait conseillé, pour que cela marche, de les enfouir dans des tombes. Les deux jeunes femmes, selon le récit d’Al Akhbar, n’ont pas été chercher très loin. Le soir de ce même mercredi 10 décembre, elles se sont dirigées vers le cimetière de Tameslouht pour accomplir le rituel en suivant à la lettre les instructions du fqih. Mais un auxiliaire d’autorité (Moqaddem) a été intrigué par leur présence dans le cimetière et a alerté le caïd de la localité qui, à son tour, a averti les gendarmes.

 

Lesbienne, mais je me soigne !

Al Ahdath s’intéresse, en pages intérieures, à la même affaire, mais sans apporter de détails sur les orientations sexuelles des jeunes femmes qui avaient été interpellées et livrées à la justice. Quant à Al Massa’e, il qualifie l’affaire de scandale, un de plus dans cette petite localité propulsée ces derniers jours au-devant de l’actualité par une série d’affaires qui ont défrayé la chronique. Selon ce quotidien, les deux jeunes femmes auraient été surprises en flagrant délit de profanation de tombes et auraient été encerclées par une foule immense avant même l’arrivée des gendarmes. Quoi qu’il en soit, les deux présumées profanatrices de tombes sont en état d’arrestation, tout comme le charlatan qui leur a dicté la marche à suivre. S’ils sont déclarés coupables, ils risquent des peines allant d’un à trois mois de prison ferme, assorties d’amendes variant entre 200 et 250 DH, et ce selon les dispositions de la législation marocaine en matière de profanation des cimetières.