Les Saoudiens, de plus en plus victimes d’extorsion par des Marocaines et Algériennes

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C’est une affaire de mœurs qui fait couler beaucoup d’encre en Arabie Saoudite. D’après les révélations d’une ONG engagée dans la lutte contre le phénomène, le nombre de Saoudiens victimes de chantage cybersexuel va en s’accroissant. Et les Marocain(e)s et Algérien(ne)s sont leurs principaux maitres chanteurs. Selon plusieurs experts, il s’agit tout simplement d’un problème de manque de moralité en terres arabes.

Les Marocain(e)s et Algérien(ne)s sont les plus impliquées dans les scandales cybersexuels en Arabie Saoudite, à en croire l’association saoudienne « Non au chantage ». L’organisation porte bien son nom car elle a été mise sur pied pour contrer le phénomène qui prend de l’ampleur dans le pays.

D’après les chiffres avancés par l’ONG, 30 000 hommes sont victimes de chantages cybersexuels à ce jour dans le monde arabe, rapporte Arab News. Les Saoudiens en sont les premières cibles avec quinze hommes dupés en ligne chaque jour par des femmes qui les emmènent à révéler des photos intimes d’eux pour ensuite les faire chanter contre de l’argent. « La plupart des femmes maitre-chanteurs sont du Maroc », a affirmé un des membres de « Non au chantage ». Et selon l’expert en cybercriminalité Nidal Al-Mussary qui s’est entretenu avec la presse, les Algérien(ne)s sont également très investis dans cette pratique.

Enseignants, journalistes, hommes d’affaires, … tous pris au piège

Leur méthode ? Généralement, elles utilisent Facebook, des sites de rencontre ou de mariage pour entrer en contact avec des Saoudiens avec des identités usurpées. Et souvent, ce sont des hommes qui se cachent derrière des profils féminins. Les échanges s’approfondissent alors sur Skype. Les chats vidéo sont enregistrés pour ensuite faire chanter les Saoudiens, menaçés de les voir publier sur les réseaux sociaux. Et les témoignages abondent. Enseignants, journalistes, hommes d’affaires, tous sont touchés par le phénomène. L’un d’eux a même raconté comment il a dû révéler sa vicieuse relation à sa femme, afin de mettre un terme aux menaces de sa « maîtresse en ligne » qui demandait des sommes de plus en plus énormes, au risque de tout révéler à son épouse.

Cependant, toutes les victimes n’arrivent pas à se défaire si facilement de leur « maîtresse ». Pris de panique, de nombreux Saoudiens se retrouvent parfois à faire plusieurs transferts d’argent d’au moins 3000 Riyals (environ 640 euros) à la demande de leurs maître-chanteurs pour éviter la honte. Selon Nidal Al-Mussary, il n’est pas aisé de mettre la main sur ces personnes, car certaines ne laissent généralement pas leur vraie identité.

« Un problème de manque de moralité dans le monde arabe »

Ces faits divers font actuellement beaucoup parler dans les rues de Riyad. D’autant plus que l’association « Non au chantage » parle de 90 000 femmes maître-chanteurs dans le monde arabe. Ce qui soulève beaucoup de questions quant au revers d’internet notamment. Mais pour l’expert en technologie des médias Saoud Kateb, là n’est pas le problème. « Tous les sites de médias sociaux sont bénéfiques s’ils sont utilisés correctement, c’est une affaire de moralité individuelle. Le monde arabe est face à un problème de manque de moralité et les médias sociaux ne font qu’exposer ce que nous sommes », a-t-il déclaré. A noter qu’au Maroc également, un scandal cybersexuel impliquant un parlementaire fait l’actualité du moment.

La consultante en famille, Nora Al-Sowyan, rappelle que l’islam interdit ce type de comportement. « Les femmes qui font du chantage cybersexuel aux hommes ont des problèmes émotionnels », estime-t-elle. Mais selon le psychologue Khalid Al-Zghayir, même les victimes de ces escroqueries ont des problèmes émotionnels et elles « essaient de trouver un substitut à quelque chose qui manque dans leur vie ».

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