Scandale: Ces familles marocaines qui « louent » leurs filles (vidéo)

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À Douar Lounadssa (centre du Maroc), les filles sont louées à des personnes pour une durée indéterminée. Voici les témoignages des victimes de cette traite.

« Il m’a violée et pour maquiller son acte, il a signé une reconnaissance de dette de 40.000 DH envers mon père. Dans ce document, il reconnaissait qu’il m’hébergeait chez lui ». Ceci est le témoignage de Hajar, prêtée par sa famille dans le cadre d’une « relation contractuelle » avec son violeur. Le cas de Hajar n’est pas isolé. Plusieurs filles de la région de Douar Lounadssa, province de Kalaât Sraghna (centre) sont « prêtées » à des personnes qui les exploitent comme travailleuses domestiques ou comme esclaves sexuelles sous prétexte d’une promesse de mariage comme dans le cas de la petite Hajar.

Contourner le refus des juges de marier des mineurs

Révélées par le quotidien Akhbar Al Yaoum, ces pratiques sont courantes dans toute la province. C’est ce que confirment des agents de l’administration locale. « Nous recevons un cas de mariage par contrat tous les deux jours », affirme ce fonctionnaire. Pour ce dernier, il s’agit d’une astuce pour contourner l’interdiction prononcée par un juge de marier les mineures. En lieu et place du contrat de mariage, les familles signent un contrat commercial contenant une reconnaissance de dette pour la famille de la fillette. Cette pratique donne lieu à des dérives. Les filles sont exploitées comme « petites bonnes » au service de la famille du « mari ».

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