Des migrants débarquent sur une plage de naturistes aux Canaries

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Des migrants sont tombés nez à nez avec des naturistes. Arrivés de Sierra Leone et de Guinée, ils ont créé la panique lorsque plusieurs personnes ont présenté de fortes fièvres, les autorités craignant l’arrivée de porteurs du virus Ebola.

Les migrants venus d’Afrique continuent d’affluer sur les plages d’Europe, fuyant la guerre, la misère et désormais Ebola. Un fléau qui touche l’Afrique de l’Ouest (Sierra Leone, Guinée et Liberia) et qui fait naître une psychose dans le reste du monde. Plus de 4 000 personnes ont déjà trouvé la mort dans ces trois pays et quelques cas de contamination ont été décelés en France, en Espagne ou encore aux Etats-Unis.

Fuyant leur pays, de plus en plus de migrants arrivent aux Canaries, archipel espagnol situé au large du Maroc et de la Mauritanie dans l’océan Atlantique. Vingt-trois d’entre eux se sont d’ailleurs échoués sur la plage de Maspalomas (Grande Canarie), mercredi matin. Une situation qui surprend toujours les personnes présentes sur les lieux. Mais cette fois, la surprise a dû être double. Les Sierra léonais et Guinéens de l’embarcation se sont alors retrouvés nez à nez avec… des naturistes.

Psychose autour d’Ebola

Sans doute fatigués du périple et mal en point, les individus ont été pris en charge par la Croix-Rouge, rapidement prévenue par les vacanciers nus et le personnel d’entretien des plages, explique le quotidien espagnol El Pais. A l’arrivée des secours, plusieurs migrants présentaient une forte fièvre. La Croix-Rouge a alors signalé des symptômes associés au virus Ebola au ministère espagnol de la Santé, faisant involontairement naître un climat de crise.

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Les migrants ont alors été regroupés sur la plage, en plein soleil et placé à l’isolement derrière un cordon de sécurité, loin des plagistes qui ont alors quitté les lieux. Durant des heures, par 30°C, ils ont attendu l’arrivée des médecins, des volontaires en tenue de protection leur apportant nourriture et eau. Quatre cas plus sérieux ont été transportés en jeep. Les autres ont été emmenés dans un camion benne vers un centre de rétention. Les autorités ont justifié ce choix par la difficulté d’acheminer des ambulances sur la plage. Les examens ont révélé qu’aucun membre du groupe n’était porteur du virus Ebola. Une procédure d’expulsion va être enclenchée.

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