La pauvreté au Maroc en chiffres et en images

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Selon les données du Haut commissariat au plan (HCP) révélées ce jeudi, veille de la Journée mondiale de lutte contre la pauvreté, le Maroc compte 0,9% de pauvres depuis 2011.

Fort de ses réalisations en matière de lutte contre la pauvreté, le Maroc, qui célèbre à l’instar des autres pays la Journée mondiale de lutte contre la pauvreté vendredi (17 octobre), se dirige à pas sûrs vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), relate jeudi l’agence de presse MAP.

En 20 ans (1990-2011), le pays a pratiquement mis fin à la pauvreté absolue et réduit, dans de fortes proportions, la pauvreté relative, mesurées toutes les deux aux seuils fixés aussi bien par le Haut commissariat au plan (HCP) que par les institutions internationales.

Pour sa part, la pauvreté relative, qui a présenté une tendance à la hausse au cours des années 1990, a été marquée par une baisse soutenue le long des années 2000.

En effet, en 10 ans (2001-2011), le taux de pauvreté relative a été réduit de plus de moitié, passant, à l’échelle nationale, de 59,5% à 6,2%, tandis que le taux de vulnérabilité qui a diminué de plus de 40% s’est établi sur l’échelle nationale à 13,3% en 2011 contre 41,7 en 2001.

A l’instar de la pauvreté monétaire, la pauvreté multidimensionnelle (PM) est en déclin au Maroc, ce qui renseigne sur de grands progrès dans les conditions de vie.

Encore des défis

Selon le HCP, les défis majeurs en matière de lutte contre la pauvreté s’articulent autour de trois axes majeurs. Il s’agit d’abord d’inverser la hausse des inégalités sociales, ensuite d’atténuer la pauvreté sentie, en allégeant ses causes dont celles attribuées aux faibles niveaux d’éducation-formation, à la précarité de l’emploi et à l’insécurité financière et sociale. Et enfin, il faut maintenir la cadence de la baisse de la pauvreté, monétaire et multidimensionnelle.

Par ailleurs, le Maroc a consenti d’importants efforts en matière d’investissement pour la lutte contre la pauvreté. Sur le plan des investissements publics, la part des secteurs sociaux dans le budget général a connu une hausse de 52,8% entre 1994 et 2012, passant de 36% à 55%, précise le HCP. Il note ainsi que cette hausse a plus bénéficié aux secteurs de l’enseignement et de la santé, dont le budget a plus que triplé durant la période.

Dans un cadre lié, le pays, en vue de soutenir les actions publiques dédiées à la lutte contre la pauvreté, a entrepris un certain nombre de programmes socio-économiques ciblés sur les localités et les populations défavorisées, en l’occurrence le lancement, en 2005, de l’Initiative nationale du développement humain (INDH) et la mise en œoeuvre en 2013, du processus de généralisation du Ramed, deux projets phares qui ont donné un nouvel élan à la dynamique de développement et au processus de lutte contre la pauvreté.

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