Un élu et son fils au coeur d’une affaire de détournement

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Des gendarmes de Médiouna se sont fait passer pour des éboueurs pour pister et arrêter le fils d’un parlementaire. Lui et son père sont impliqués dans un réseau de détournement de fioul industriel à Berrechid.

Sous la supervision du parquet, des éléments de la gendarmerie royale de Berrechid se sont fait passer pour des éboueurs, à Casablanca, pour arrêter le fils d’un parlementaire de Médiouna accusé, comme son père, d’implication dans un réseau de détournement de fioul industriel. L’histoire commence, comme l’écrit Al Akhbar, dans sa livraison de ce lundi 29 septembre, quand les gendarmes de Berrechid, qui poursuivaient le fils du parlementaire de Médiouna, ont appris qu’il se rendait dans une maison à Oulfa, relevant administrativement de Hay Hassani. Les hommes en képi ont mis des habits d’éboueurs et guetté leur cible avant de l’arrêter et l’emmener à la brigade de Berrechid. Le journal affirme que le jeune homme, 23 ans, achetait le fioul industriel volé dans une entité industrielle, à Berrechid, pour le compte d’une entreprise appartenant à son père et sise dans la même ville.

L’affaire a éclaté le 31 août quand le conducteur d’un camion-citerne a été arrêté au moment où il quittait une briqueterie de Berrechid: comme à l’accoutumée, il n’avait pas livré toute la quantité commandée et comptait remettre le reste de la cargaison à l’entreprise du parlementaire istiqlalien. L’arrestation du fils est intervenue vendredi dernier. Dès le lendemain, il a été confronté à quatre autres co-accusés. Les prévenus seront déférés, ce lundi, devant la justice.

Al Massae fournit plus d’éléments sur cette affaire, et notamment sur le passé du parlementaire qui fait toujours l’objet d’un mandat d’arrêt à l’échelle nationale. Le quotidien explique ainsi que ledit parlementaire avait déjà été condamné à cinq ans de prison ferme dans le cadre d’une autre affaire pour laquelle il avait été accusé de mauvaise gestion et de dilapidation de deniers publics, alors qu’il était président de la commune de Médiouna. Une information confirmée Assabah qui écrit que le parlementaire est activement recherché pour répondre des accusations qui pèsent contre lui dans le cadre de cette nouvelle affaire. Procès à suivre.

Combien de temps encore ces élus  vont user de leurs immunité pour dépouiller en toute impunité le bien du peuple?

Mais que fait donc la justice de monsieur  Ramid, le ministre de la justice, dans laquelle le peuple a mis tout son espoir?

 

 

 

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