Cocaïne et cannabis dans une voiture du Vatican interceptée près de Chambéry

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Une voiture diplomatique du Vatican transportant quatre kilos de cocaïne et environ 200 grammes de cannabis a été interceptée dimanche à un péage près de Chambéry (Savoie).

Un véhicule immatriculé au Vatican a bien été interpellé il y a deux jours en France avec de la drogue à son bord, mais aucun employé ou membre du petit Etat n’est directement impliqué dans cette affaire, a indiqué mardi le Vatican.

Ce véhicule diplomatique transportant quatre kilos de cocaïne et environ 200 grammes de cannabis a été interceptée dimanche à un péage routier près de Chambéry. Les deux occupants de la voiture, deux Italiens âgés de 30 et 41 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue. Ils seront présentés jeudi à un magistrat, une information judiciaire devant être ouverte pour trafic de stupéfiants.

Les deux Italiens ne possédant pas de passeport diplomatique, rien ne permet à ce stade de mettre en cause le Vatican, a-t-on souligné de même source. Selon le Vatican, il est exact que les deux Italiens circulaient à bord d’une voiture appartenant au cardinal argentin Jorge Mejia, bibliothécaire émérite du Saint-Siège. Jorge Mejia, âgé de 91 ans, créé cardinal en 2001 par le pape Jean Paul II et parti à la retraite en 2003, est actuellement alité.

Deux jours à peine après son élection, le 15 mars 2013, le pape François avait rendu visite dans une clinique romaine à son compatriote Jorge Mejia, victime d’un infarctus.

Dimanche matin, à l’occasion d’un contrôle routier à Chambéry, des douaniers s’intéressent à une Ford portant une plaque diplomatique du Vatican. La douane découvre alors dans la voiture quatre kilos de cocaïne et environ 200 grammes de résine de cannabis dans des sacs et des bagages.

Selon la radio RTL, le secrétaire particulier du cardinal aurait confié la voiture quelques jours plus tôt aux deux Italiens pour la faire réviser. Ces derniers en auraient profité pour faire un aller-retour vers l’Espagne et y acheter la drogue, pensant que personne ne les arrêterait avec une plaque diplomatique. Un scénario qui n’est pas encore établi, selon une source judiciaire.

AFP

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