Pour Benkirane, les diplômés chômeurs sont des fous

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A la veille de la fête du 1er mai, le chef de gouvernement  a tiré à boulets rouges sur la principale revendication des demandeurs  d’emploi d’intégrer la fonction publique. Pour Benkirane, il s’agit  d’une folie.

Le chef de gouvernement tient à ne rater aucune occasion pour adresser des messages au vitriol à ses opposants. Les diplômés sans emploi qui manifestent presque quotidiennement dans les rues de la capitale, sont la toute dernière cible de Benkirane.

Mardi à l’occasion d’une conférence, tenue à Rabat, au siège de l’Académie du royaume, consacrée à la recherche scientifique au Maroc, le PJDiste n’a pas hésité un instant à déclarer que l’acharnement des jeunes diplômés à intégrer la fonction publique est une folie née d’un dérèglement mental qui nécessite des études et des recherches pour trouver son remède.

Benkirane répond aux manifestations des jeunes

Cette escalade verbale de la part du chef de gouvernement intervient vingt-quatre heures après que la police ait dispersé à coups de matraque un rassemblement des demandeurs d’emploi devant le siège de la délégation européenne à Rabat.

Voilà maintenant plusieurs mois que cette représentation diplomatique de l’UE est devenue un autre haut lieu de la contestation des jeunes. Une porte qu’ils tentent de frapper au cas où l’UE saurait faire pression sur le cabinet Benkirane pour qu’il intègre les quelques milliers de diplômés dans la fonction publique mais sans passer par l’épreuve du concours.

Les ingénieurs nucléaires réclament de l’emploi

Est-ce une simple coïncidence ou s’agit-il d’un acte préparé ? Alors que le chef de gouvernement improvisait un discours devant les participants à la conférence sur la recherche scientifique, une dizaine de lauréats en génie nucléaire organisait un sit-in devant les locaux du ministère de l’Energie et des Mines, revendiquant le droit au travail et dénonçant le peu de concours qui leur sont destinés.

Le ministre de tutelle a déclaré, en février dernier, l’intention du Maroc de construire, grâce à la coopération de la France, d’un deuxième réacteur nucléaire après celui, au demeurant très modeste, de Maâmora, près de Rabat.ce projet n’est pas récent puisqu’il est étudié depuis quelques années déjà. Parallèlement à cette initiative, le gouvernement Benkirane travaille sur la préparation du cadre juridique de l’Agence de sûreté nucléaire. Deux chantiers qui nécessitent, normalement, l’embauche de compétences dans le domaine. Une lueur d’espoir pour ces diplômés « déréglés mentalement »

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