L’Espagne reproche au Maroc et au Portugal d’aider le Royaume-Uni dans le bras de fer qui les opposent sur Gibraltar

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Lorsqu’il est question de Gibraltar, l’Espagne range au second plan les questions de bon voisinage. Le pays ibère reproche au Maroc et au Portugal de prendre parti pour le Royaume-Uni dans le bras de fer qui les opposent sur le rocher. Le principal point de discorde n’est autre que la vente de pierres à l’Ile dans le cadre de son projet d’extension. Détails.

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C’est l’un des conflits territoriaux qu’on évoque le moins, mais il est vital en Espagne et au Royaume-Uni. L’occupation britannique de Gibraltar n’a jamais été du goût des autorités ibériques qui ont revendiqué à plusieurs reprises son hispanité. Le ministre espagnol des Affaires étrangères vient même d’entreprendre des démarches pour éviter que Gibraltar continue d’agrandir ses domaines territoriaux. Selon ElConfidential, le département dirigé par José Manuel García-Margallo a entamé des démarches diplomatiques pour éviter que des pays amis fournissent à ce qu’il qualifie de colonie britannique des rochers pour construire une nouvelle digue dans les eaux sous souveraineté espagnole.

Le Maroc et le Portugal dans le collimateur

Même si les autorités espagnoles parlent de pays amis pour être diplomatiquement corrects, cela ne les empêche pas de pointer du doigt les ventes de pierres du Maroc et du Portugal à l’Ile. Les conversations du ministre avec les membres de son département ont principalement concerné les deux pays, souligne le journal. García-Margallo qualifie de plan expansionniste le fait que Fabian Picardo, le ministre en chef du Gibraltar, veuille agrandir la superficie de l’isthme et réaliser de prétendues nouvelles infrastructures.

55000 tonnes de pierres

Le Rocher aurait besoin de 55 000 tonnes de pierres pour protéger la plage de Sandy Bay. Après avoir placé des blocs en béton au fond de la mer pour créer un récif artificiel, il a entamé les démarches pour acquérir 55 000 tonnes de roches pour créer une barrière qui doit protéger Sandy Bay. Un projet de trop du côté ibérique où l’on exhorte le Maroc et le Portugal, les deux fournisseurs du Rocher, à ne pas aider le rival désigné, le Royaume-Uni.

Ce n’est pas la première fois que l’Espagne dénonce ce projet. Elle avait décidé de compliquer l’entrée par la douane de certains matériaux destinés à Gibraltar. Elle a cette fois appelé les entreprises espagnoles à ne pas fournir les matériaux à Gibraltar pour l’extension de son territoire. Mais saura-t-elle convaincre les entreprises marocaines et portugaises? Rien ne le dit, d’autant plus le Rocher a déjà finalisé les démarches pour ces 55000 tonnes de pierres qui devront couvrir une superficie de 19500 mètres carrés.

Négociations avec les autorités marocaines?

En tout cas, aucune information n’a filtré côté marocain, mais le journal espagnol indique que des négociations pour convaincre les autorités chérifiennes à ne pas vendre des pierres au Rocher sont en cours. Le Maroc et le Portugal sont, pour rependre les autorités espagnoles, des « pays amis » et devraient travailler pour maintenir cette amitié. Seulement, lorsque l’Espagne réclame Gibraltar, elle oublie les deux enclaves de Ceuta et Melilia, dont la situation est similaire à celle du Rocher. Cependant, cela n’a jamais été accepté par les autorités ibères, notamment José Maria Imbroda qui avait réfuté toute comparaison entre les deux présides et Gibraltar.

L’Espagne craint aussi que le Maroc porte le dossier à l’ONU l’année prochaine et entend préparer une contre-offensive. Selon la même source, si Gibraltar ne peut plus compter sur le Maroc et le Portugal, il peut bien mener à bien son projet en cherchant d’autres fournisseurs. Le seul hic, se fournir dans des pays plus éloignés sera beaucoup plus coûteux.

Source:yabiladi

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