HRW: « L’Espagne bafoue les droits des demandeurs d’asile »

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Les autorités marocaines et espagnoles vont se réunir ce mercredi à Tanger pour discuter l’accord bilatéral de réadmission en vigueur entre les deux pays. Et ce, alors que l’association HRW vient de publier un communiqué très critique envers les deux pays.

« L’expulsion de personnes hors des frontières, sans procédure régulière ni recherche de protection, viole les lois espagnole, européenne et internationale« , affirme Judith Sunderland, chercheuse senior pour l’Europe occidentale chez Human Rights Watch dans un communiqué publié ce lundi.

Un communiqué très critique pour les autorités espagnoles et marocaines qui vont justement se réunir à Tanger ce mercredi. La réunion tentera d’apporter des éclaircissements quant à la mise en place de l’accord bilatéral de réadmission en vigueur entre le Maroc et l’Espagne.

Ceci alors que les enclaves espagnoles au Maroc, surtout celle de Melilia,  sont soumises depuis le début d’année à une forte pression migratoire. Pour renforcer un peu plus encore la sécurité, les autorités espagnoles s’étaient dotées en novembre dernier d’un dispositif de grillages barbelés et d’un grillage anti-escalade pour éviter que les migrants s’y agrippent.

Le droit d’asile continue à être bafoué
« Les tentatives à grande échelle d’escalade des barrières à Sebta et Melilia posent de réels problèmes de sécurité, et l’Espagne a le droit de contrôler ses frontières », reconnait Judith Sunderland. « Ces enjeux ne déchargent toutefois pas l’Espagne de son obligation de respect des droits humains, y compris du droit d’asile et de protection des migrants contre tout traitement inhumain. »

Selon des témoignages recueillis par HRW, la Guardia Civil espagnole refoule -illégalement- des immigrés clandestins vers le Maroc où ils sont « accueillis » par les forces de sécurité marocaine. Des témoignages qui recoupent la vidéo publiée par le quotidien El Pais en février dernier: elle montre des subsahariens reconduits en pleine nuit au Maroc.

 » La loi espagnole sur l’immigration interdit de telles expulsions et garantit aux migrants clandestins le droit à un conseiller juridique et à un interprète en cas d’expulsion », a indiqué l’organisation de la défense des droits de l’Homme.

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