Enfin:Plaintes des citoyens, le gouvernement marque un point

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Le gouvernement se plie finalement aux recommandations du CNDH à propos de la gestion des plaintes des citoyens.

Le gouvernement a sorti ses griffes un peu tradivement mais a contraint, au final, les institutions publiques à répondre dans un délai ne dépassant pas trois mois aux nombreuses plaintes des citoyens. Jaloux de sa crédibilité reconnue sur le plan international, le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a réagi pour faire plier le gouvernement, rapporte la presse nationale de ce week-end. Seul le journal Akhbar Al Yaoum a vu dans cette décision une « humiliation » en reprochant à l’Exécutif de s’adresser uniquement aux citoyens des provinces du sud.

Sous le titre « Le gouvernement oblige les pouvoirs publics à répondre aux plaintes du Conseil d’El Yazami », Al Massae indique l’Exécutif dirigé par Abdelilah Benkirane a mis fin à l’indifférence de l’administration et insitutions publiques qui faisaient la sourde oreille aux plaintes soumises par les citoyens au CNDH. Le journal estime que la décision du gouvernement intervient après les déclarations des ministres de l’Intérieur et de la Justice au sujet du bilan présenté et des perspectives de coopération avec le CNDH. « Des points de liaison permanents » seront installés dans les différents départements afin de maintenir le suivi de ces plaintes, précise Al Massae. Al Khabar souligne de son côté que « cette décision intervient après les plaintes répétées qui sont parvenues au CNDH et le manque d’intérêt observé à leur égard par la présidence du Conseil ». Le quotidien estime que « ces plaintes auraient trait aux demandes de réparations de dommages qu’auraient présentées d’anciens détenus dans le cadre des résolutions de la défunte Instance équité et réconciliation ».

Un projet qui concerne tous les Marocains

Akhbar Al Yaoum consacre au sujet un éditorial intitulé « L’humiliation ». L’éditorialiste estime que cette décision considère le « Sahara comme une réserve et une protection des droits de l’homme et de la politique ». Elle intervient, note le journal, à « quelques jours de la présentation par le Secrétaire général de l’ONU du rapport annuel sur le conflit au Sahara ». « Le Maroc, à travers cette décision ainsi que celle de la réforme de la justice, veut dire aux membres du Conseil de sécurité qu’il est en mesure de protéger les droits de l’homme au Sahara à travers des mécanismes intérieurs » (CNDH) sans le recours à des mécanismes internationaux ». L’éditorialiste critique le ministre de la communication quand il affirme que cette mesure concerne les citoyens, en particulier ceux du Sahara ». Le grand défaut de l’administration relève de son désintérêt des plaintes des citoyens, et cette situation perdure depuis des décennies. Elle n’est prompte à agir que quand elle exige le paiement des impôts. Il faut appliquer la décision relative aux plaintes. Ce projet concerne tous les Marocains sans exception.

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