Bientôt une enquête nationale sur la corruption

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Quelques jours après la publication du classement de Transparency, l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) annonce le lancement d’une enquête nationale, pour appréhender, de près, la réalité de la corruption au Maroc.
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Ce n’est pas trop tôt. Le dernier rapport de Transparency a classé le Maroc au 91e rang sur l’indice de perception de la corruption dans le monde.

Dans un entretien accordé à la MAP, le président de l’ICPC, Abdeslam Aboudrare, a indiqué que « les efforts de lutte contre la corruption prennent du temps pour donner des résultats tangibles », soulignant que « l’évaluation de l’efficacité de ces efforts demeure impossible en l’absence d’une stratégie aux objectifs et moyens clairs et assortie d’un calendrier précis ».

Selon le président de l’ICPC, la mise en œuvre de cette stratégie,en collaboration avec le Haut-commissariat au plan, bénéficiera de la volonté politique de l’Etat, exprimée dans plusieurs discours du Roi, ainsi que dans des déclarations gouvernementales.

L’exécution de cette stratégie demeure également tributaire de l’adhésion des différentes parties à ce chantier, du fait que la lutte contre la corruption est une action collective impliquant l’ensemble des instances et des institutions, a-t-il soutenu, mettant l’accent en particulier sur le rôle dévolu à la justice et à la société civile dans ce domaine.

M. Aboudrare a, de même, insisté sur le rôle des citoyens dans la lutte contre la corruption, notant que « sans la contribution des citoyens aucun plan en la matière ne peut réussir ».

Le président de l’ICPC a souligné que l’Instance a élaboré une série de plates-formes juridiques ayant trait à la protection des témoins et des dénonciateurs, à l’accès à l’information, à la non-opposition des intérêts, et présenté des visions et idées concernant le décret relatif aux marchés publics, la réforme de la justice, la régionalisation avancée et la charte éthique de la pratique politique sur la base d’un diagnostic et d’une évaluation du paysage politique et électoral au Maroc.

L’Instance a également soumis plusieurs plaintes et requêtes aux instances judiciaires et aux autorités administratives concernées, a-t-il ajouté.

M. Aboudrare a, par ailleurs, relevé le retard de la part de l’exécutif dans la mise en place d’une loi relative à l’Instance nationale pour l’intégrité, la prévention et la lutte contre la corruption, rappelant l’élaboration depuis début 2011 d’un projet complet à ce sujet avant la Constitution de 2011.

Reste à savoir si ce projet, encore entre les mains du gouvernement, serait un jour renvoyé au Parlement pour adoption.

Source: media24(Avec MAP)

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