Le Maroc rappel son ambassadeur à Alger

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Le président algérien affiche son soutien au Polisario. Le Maroc réagit en rappelant son ambassadeur à Alger. Récit d’une nouvelle mésentente.

Le torchon brûle à nouveau entre le Maroc et l’Algérie. En cause, le message du président algérien Abdelaziz Bouteflika, lundi 28 octobre à la «conférence africaine de solidarité avec la cause sahraouie», organisée à Abuja (Nigéria) et lu par le ministre algérien de la Justice Tayeb Louh. Bouteflika y a estimé que la mise en place d’un mécanisme international de surveillance des droits de l’Homme au Sahara est «plus que jamais d’actualité».

Une déclaration loin d’être anodine, et qui intervenait trois jours avant les consultations qui s’ouvrent ce mercredi au Conseil de sécurité des Nations Unis sur le dossier du Sahara. Cette position est exprimée également au terme de la troisième visite de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, dans la région, et à quelques mois de la décision annuelle de l’extension, ou non, du mandat de la MINURSO qui devrait avoir lieu en avril 2014.
La prise de position algérienne a donc forcément fâché Rabat…qui a rappelé son ambassadeur à Alger. Pour l’agence officielle MAP, cette attitude vise à «brouiller les cartes», « détourner l’attention des graves violations des droits qui se produisent quotidiennement sur le territoire algérien» et à servir les «desseins hégémoniques» de ce pays voisin.

Le discours de Bouteflika est qualifié de «provocateur». D’autant que ces déclarations intervienneent «au moment où les relations maroco-algériennes connaissent une certaine amélioration qui fait revivre l’espoir d’une normalisation», et à l’heure où les échanges de visites entre les délégations marocaines et algérienne s’accentuaient.

L’Istiqlal agace Alger
A son tour, Alger à réagi, à travers son ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra. Les officiels algériens ont toutefois choisi de rebondir sur une position exprimée par l’Istiqlal le samedi… c’est-à-dire bien avant le discours de Bouteflika !
Le parti de la Balance avait rappelé une position par ailleurs déjà exprimée par cette formation, à savoir que le Maroc devrait réclamer «les territoires du sud-est que l’Algérie a pris de force et qui comprennent notamment Tindouf».
Le ministre Algérien a qualifié, mardi, ces remarques «d’inadmissibles et irresponsables ». «Cet incident ainsi que les déclarations faites par un chef de parti politique marocain ouvertement et outrancièrement expansionnistes, sont absolument inadmissibles et irresponsables », a-t-il déclaré.

Autre sujet d’anicroche, les assertions de médias algériens qui ont écrit que la raison de la visite privée du roi Mohammed VI aux Emirats Arabes Unis est d’ordre médical. Une information rapidement démentie par les images du roi Mohammed VI inaugurant un centre d’affaires à Abou Dhabi diffusées par la chaine nationale Al-Oula. On y voit le monarque en pleine forme, en compagnie du prince héritier Cheikh Al-Nahyane. Pas sûr que tout cela contribue à la réouverture des frontières, une perspective vers laquelle le Maroc a fait plusieurs pas, contrairement à l’Algérie.

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