Les travailleurs marocains de Sebta et Melilla protestent à Rabat

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Près de 600 travailleurs marocains de Sebta et Melilla ont manifesté hier, jeudi, à Rabat, devant le siège du ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération. Objectif : Dénoncer la discrimination au travail dont ils font objet quotidiennement, pour une amélioration de leurs conditions de travail.

Soutenus par l’Union marocaine du travail (UMT), plusieurs dizaines de travailleurs marocains de Sebta et Melilla se sont rendus hier, jeudi 28 mars, à Rabat, pour protester contre leurs conditions de travail dans les deux enclaves espagnoles. Affirmant être victimes de pratiques discriminatoires au quotidien, ces travailleurs ont organisé un sit-in devant le siège du ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, dans le but de réclamer une intervention marocaine auprès du gouvernement espagnol.

« Nous avons aussi des droits »

« Nous avons des droits aussi » répétaient les manifestants, dont certains ont fait le déplacement de Nador, dans le nord-est du Maroc, en bus, a fait savoir l’AFP. La majorité des ces travailleurs résident, en effet, dans les villes avoisinantes de Sebta et Melilla. Ils veulent bénéficier des mêmes droits que leurs homologues espagnols travaillant sur place. Selon le syndicaliste Mohamed Boujida, il y aurait plus de 8000 Marocains employés actuellement à Sebta.

« Plus de 8000 Marocains sont employés à Sebta avec des autorisations légales de travail. Ils paient leurs impôts en Espagne mais leurs droits sont violés », a-t-il indiqué dans une déclaration à l’AFP. Selon lui, les Marocains doivent verser aux autorités locales la somme de 900 euros, soit près de 10 000 dirhams, pour l’obtention d’un permis de travail. « Les travailleurs marocains paient 900 euros pour être autorisés à travailler sur place et 25% d’impôts sur leurs revenus, alors que les Espagnols, eux, ne paient que 12% », déplore Mohamed Boujida. Et pourtant, les travailleurs marocains « n’ont pas le droit de profiter de la couverture médicale et autres avantages », ajoute-t-il.

Le gouvernement garde le silence

Abdelhay Lamrani, un autre syndicaliste, regrette lui « le silence du gouvernement marocain », et plus particulièrement celui du chef de la diplomatie marocaine Saad Eddine El Othmani, devant ces revendications. Celles-ci interviennent, en effet, à un moment où les relations bilatérales entre les deux pays sont plutôt en très bonne forme. En octobre 2012, l’Espagne est, pour rappel, devenue le premier partenaire commercial du Maroc, avec un volume d’échange estimé à 7 milliards d’euros, dépassant ainsi la France.

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