La France veut accroître sa présence dans les projets énergétiques du Maroc

0
304

42-23691442_0_zoom

La France veut participer davantage aux projets du dans le domaine des énergies renouvelables, a indiqué jeudi l’ambassadeur de France à Rabat avant la première visite officielle du président français .

Dépassée par l’Espagne comme premier partenaire commercial, Paris demeure en revanche « le premier partenaire économique » du royaume, avec un volume des échanges de huit milliards d’euros, a déclaré Charles Fries lors d’une conférence intitulée « Maroc-France : les nouvelles autoroutes de croissance ».

Pour conserver ce rang, il s’agit de « mieux nous positionner sur de nouveaux secteurs stratégiques », a-t-il toutefois ajouté, devant un parterre de plusieurs centaines d’opérateurs économiques des deux pays réunis à Casablanca (ouest).

Evoquant la prochaine visite de François Hollande, prévue les 3 et 4 avril selon des médias locaux, M. Fries a noté que le chef de l’Etat français avait ainsi « prévu de s’adresser à la communauté d’affaires marocaine et française ».

Parmi les secteurs prioritaires cités par le diplomate figurent l’agroalimentaire, « un domaine d’excellence » de la France, mais aussi les énergies renouvelables, qui représentent « un chantier capital » au Maroc.

« Si nos entreprises sont déjà bien présentes dans l’éolien, nous voulons nous impliquer davantage (sur) le plan solaire marocain », a relevé Charles Fries, précisant que Paris plaçait ainsi « beaucoup d’espoir dans le prochain appel d’offres lancé sur la 2e tranche de la centrale solaire de Ouarzazate » (sud).

Dépourvu d’importantes réserves en hydrocarbures, le Maroc s’est lancé dans un ambitieux programme de construction de cinq parcs solaires à l’horizon 2020 –un investissement estimé à quelque neuf milliards de dollars– afin d’atteindre une production de 2.000 mégawatts.

La construction de la première phase du parc de Ouarzazate a été confiée en septembre dernier à un consortium majoritairement saoudien mais la seconde reste à attribuer.

« Nous sommes dans la phase de pré-qualification et nous aurons tous les dossiers de candidature au 15 avril », a indiqué à l’AFP le directeur général de l’agence marocaine de l’énergie solaire (Masen), Mustapha Bakkoury, selon qui le lauréat sera connu « d’ici un an, un an et demi ».

En 2020, l’objectif du Maroc est que les énergies renouvelables représentent 42% de sa production.

Le mois dernier, le groupe français GDF Suez a annoncé qu’il allait bâtir et gérer à Tarfaya (sud-ouest) le plus grand parc éolien d’Afrique, en partenariat avec la société locale Nareva Holding.

D’un coût d’environ un demi milliard d’euros et d’une puissance de 300 mégawatts, ce parc constitue le plus grand projet jamais entrepris par GDF Suez dans l’éolien. Son entrée en service est prévue fin 2014.

afp

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*