Première décapitation 2013 en Arabie saoudite

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Le syrien Mohamed Kheir Hussein Darwich a été décapité en Arabie Saoudite, mardi 8 janvier. Il a été jugé coupable de trafic de drogue. Il est le premier à recevoir ce radical châtiment en 2013.

Selon le ministère de l’Intérieur saoudien, le condamné a été arrêté alors qu’il avait en sa possession « une grande quantité » de pilules de Captagon, produit que les Saoudiens considèrent comme stupéfiant, et que l’Office des nations unies contre la drogue et le crime répertorie comme « amphétamine de type stimulant ». En 2012, 72 décapitations ont eu lieu en Arabie saoudite.

835.000 euros pour éviter la décapitation

[dropshadowbox align= »none » effect= »lifted-both » width= »400px » height= » » background_color= »#faf870″ border_width= »1″ border_color= »#f50a0a » ]Un Philippin condamné à mort en Arabie saoudite doit lever quatre million de riyals, soit 835.000 euros, dans les prochains mois pour sauver sa tête, ont annoncé mercredi des responsables gouvernementaux philippins. [/dropshadowbox]

Joselito Zapanta, un ouvrier du bâtiment condamné en 2010 à la décapitation pour le meurtre d’un Soudanais, bénéficie d’un sursis de quatre mois afin de rassembler la somme destinée à indemniser la famille de la victime, faute de quoi la peine sera exécutée. Les autorités saoudiennes lui ont accordé ce délai après des appels à la clémence du président philippin Benigno Aquino et le report de l’exécution prévue ce mercredi. Le gouvernement de Manille tente désormais de convaincre des chefs d’entreprise de payer « le prix du sang » pour Zapanta.

10 % de la somme déjà collectée

Le vice-président Jejomar Binay, en charge des 9 millions de Philippins travaillant à l’étranger –sur une population de 90 millions–, a annoncé que 10 % de la somme avait déjà été collectée. « Des miracles peuvent survenir. Nous pouvons peut-être trouver un moyen ou peut-être réduiront-ils le montant » exigé, a-t-il dit à la presse.

Plus d’un million de Philippins sont employés en Arabie saoudite comme ouvriers, techniciens et domestiques, et représentent l’essentiel de la communauté chrétienne du royaume. Le viol, le meurtre, l’apostasie, le vol à main armée et le trafic de drogue sont passibles de la peine capitale en Arabie saoudite, qui applique de manière stricte la charia (loi islamique).

En 2011, au moins 76 condamnés à mort avaient été exécutés dans le royaume, selon un décompte de l’AFP, tandis qu’Amnesty International estime que le pays a procédé à au moins 79 exécutions pendant cette période.

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